mardi 26 avril 2011

Le viaduc de la Manse - 17


La signalisation.

En fait, en dehors de quelques panneaux de sécurité et d'une armoire, c'est à un seul signal que nous avons affaire. Il concerne la voie venant de Tours, et il est implanté juste à l'entrée du viaduc: voilà pourquoi il doit être présent.
A partir de photos et de quelques mesures prises sur place, le plan est dessiné à l'échelle du 1/160e, ce qui nous fait un signal d'une hauteur totale de 37mm!
Les différents éléments sont en laiton de 2/10mm. Les "trous" du mât sont limés; il est en deux parties pliées puis soudées. La plate-forme est percée d'un trou de 2mm, ainsi que la base, pour le passage des quatre fils électriques alimentant les leds.
La cible est aussi en laiton de 0,2. Quatre trous sont percés à 1,5, puis agrandis à 1,8 pour recevoir les leds de 1,8mm.
Les bonnettes sont en laiton de 1/10; elles sont découpées avec des ciseaux, puis mises en forme sur la queue d'un foret de 2mm, avant d'être soudées sur la cible.
Le garde-corps est en fil de laiton de 4/10, ainsi que l'échelle. Seul la grille, tirée d'une clôture de chez Faller, sera collée.
Les leds de 1,8 sont collées (2 rouges, 1 verte et 1 jaune). Leurs bornes de masse sont reliées entre elles, les positifs de chaque led reçoivent un fil de couleur. Faire passer les quatre fils dans le mât demande un peu d'astuce et de patience: souder le fil qui ne veut pas passer au bout d'une tige de laiton de 0,4 résout la question.
Les feux sont testés avec succès.
La mise en peinture est effectuée: gris, noir, rouille. sur la cible, la bande blanche qui cerne les feux est faite d'un mince ruban de papier collé.
Le moment est venu de mettre le signal en place, de faire passer les fils d'alimentation, de le coller sur sa base en béton.
L'alimentation effective sera faite dans un second temps, et la fonctionnalité des feux, au moins pour le vert et le rouge ne se raccordera à aucun autre module, surtout si l'on se raccorde à d'autres clubs. La solution bâtarde consistera alors à utiliser deux pédales Arnold, la première à l'entrée des modules pour que le signal passe au rouge, redevienne vert par la seconde à la sortie des modules...

Un relais bistable complètera la chose, tout comme il faudra installer un petit transformateur sous les modules qui ainsi seront totalement indépendants.

Le viaduc de la Manse - 18

La caténaire !
C'est donc la partie finale visible à effectuer, car il ne restera plus qu'à finaliser les branchements électriques pour entrer dans un réseau, sachant que tous les fils sont en attente sous les modules.

Fabriquer de la caténaire ne m'est pas nouveau: Lorsque j'ai "électrifié" la gare de Montmédy et quelques autres modules, j'ai employé la technique présentée par M. Beaumont il y a maintenant pas mal d'années dans Loco-Revue (1983). Cela avec succès, puisque ces caténaires fabriquées en fil de laiton de 3/10e dans les années 1980 sont toujours en place, tendues par des masselottes de plomb de 300g sous les modules, et ont supporté plusieurs voyages pour déménagements et expositions...
Mais ce fil a un défaut que la tension neutralise: il ne reste pas rigide sans ces poids et donne une caténaire de mauvaise allure.
En effet, le viaduc ne permet pas, parce qu'isolé, et de par sa conception, de tendre la caténaire. Il fallait trouver autre chose. J'ai alors mis en pratique ce que fait J.Y. Page: j'ai acheté de la corde de guitare, et oui! L'acier nickelé reste rectiligne et accepte la soudage à l'étain.Je suis donc allé chez un marchand de guitares pour acheter des cordes de 0,3mm et 0,23mm.
Si pour le viaduc, leur longueur va tout juste, elles mesurent environ 1 mètre pour 975mm nécessaires, elles sont trop courtes pour des modules plus longs!! Conclusion: sauf à trouver de ce fil en bobines (peut-être que quelqu'un me donnera la clé?), il ne remplacera pas ma vieille caténaire qui va jusqu'à 1,80m de long.Ces considérations faites, passons au travail:
D'abord relever précisément les distances d'un poteau à l'autre, puis la distance des points de fixation des fils porteur et de contact.
Ensuite, sur une bande de médium, tracer la ligne du fil de contact (en 0,3), dessiner l'emplacement des pendules. Des épingles vont permettre de former la caténaire, de positionner et tendre le fil de contact avec un élastique fort, puis le fil porteur (0,23).
Enfin, le soudage délicat des pendules en 0,23.
Pour ne pas brûler le médium qui encrasserait la soudure, je glisse un petit morceau de papier aluminium sous les fils. Je glisse du fil pour le pendule (0,23) sous le fil porteur contre le fil de contact. Je maintiens les deux fils avec deux doigts, mets une goutte de décapant avec le pinceau et, avec la pointe du fer à souder, une perle d'étain est mise; c'est rapide et n'a pas le temps de chauffer les doigts!Avec une petite pince coupante je coupe le pendule à bonne longueur et pratique la même opération de soudage au fil porteur.
Quand tous les pendules sont soudés, à une extrémité, je coude le fil de contact deux fois pour venir sur le fil porteur et mettre un point de soudure. Même chose de l'autre côté.
La caténaire est prête.
Il faut la rincer pour enlever les restes de décapant, la sécher avant de la mettre en place. Le fil porteur est glissé dans le crochet du haut de chaque console, le fil de contact est soudé sous le bras de rappel: attention, la soudure est fine et ne doit pas aller sous le fil, sinon les pantographes accrocheront!
La liaison entre les deux modules est faite d'un coupon de caténaire (j'aurais préféré prolonger l'une des deux caténaires si les cordes avaient été plus longues) qui s'accroche tout simplement en place quand les modules sont montés.
Et maintenant on roule!

Le viaduc de la Manse - 19


Terminons ce long travail par quelques vues, sans ordre particulier...










































































Enfin, la surprise est cette gravure qu'un ami m'a transmise. Elle date de l'époque où Napoléon III a inauguré successivement la ligne Paris-Tours en 1851, la prolongation vers Bordeaux en 1854, et entre les deux, le 15 octobre 1852, l'inauguration de notre viaduc. La gravure semble dater de la première, à savoir le 1er juillet 1851, mais cela reste à vérifier; elle n'en demeure pas moins intéressante, et marque pour moi la fin de mon travail, commencé en mars 2011, achevé par ces dernières lignes le 19 décembre 2011.
Le viaduc sera présenté dans le réseau de l'association lors de la 3e exposition des 2 et 3 juin 2012, puis deux semaines après au salon du Ripault, là où oeuvre le club, avant de participer à l'exposition d'Orléans en novembre 2012.

vendredi 30 avril 2010

de passage à Montmédy

La gare de Montmédy que j'ai reproduite, ainsi que quelques maisons du quartier (même en N, il faut raccourcir les longueurs...), a été réalisée en 1984-85.

jeudi 29 avril 2010

La fête est finie...

Voilà, la seconde exposition organisée par notre association « A Toute Vapeur 37 » (ATV 37) relève maintenant du passé.







Elle s’est bien déroulée, à la satisfaction de tous, me semble-t-il, participants (modélistes, boursiers, commerçants) et visiteurs.





Ces derniers furent nombreux
avec presque neuf cents entrées payantes.



La diversité des échelles, des thèmes de présentation, la qualité des prestations, tant en circulations qu’en décors toujours superbes, ont ravi les yeux de tous.




De l’ancien train jouet au réseau technique et pédagogique informatisé, en passant par les magnifiques machines à vapeur fonctionnelles, chacun a pu goûter son plaisir.


Il y avait les petits réseaux de table remplis d’animations diverses et surprenantes, à la plus grande joie des enfants qui, ailleurs, prenaient les commandes d’un train en 0 (du trois rails) d’autrefois, guidés par un très sympathique modéliste.





Et puis, l’on découvrait les grands réseaux en H0,
ceux d’ATV 37, d’Orléans, de Châtellerault, et surtout celui de l’Omois avec son décor d’une telle richesse que les trains devenaient secondaires…










Enfin, l’échelle N n’était pas en reste avec l’ensemble modulaire prenant toute la longueur de la salle (30m), doublé par les dix mètres de LGV, rassemblant les modules de dix clubs.

Il faut aussi citer le réseau des Juniors, constitué par trois clubs nantais, chartrain et manceau, qui prouvait que les jeunes s’intéressent encore au train.




Les modélistes sont venus pa
rfois de loin, de la Région parisienne, de l’Oise, de Normandie, de Bretagne, de l’Aisne, du Loiret, du Cher, de la Sarthe, de la Vienne, du Loir et Cher, de la Haute Loire, d’Eure et Loir, Loire Atlantique, et bien sûr de Touraine…


Des boursiers venus de Savoie ou du Nord ! Et du côté visiteurs, j’ai eu à connaître qui d’Angoulême, mais aussi d’Hendaye et
Montpellier !!







Cependant, ici, dans ce blog, il n’est pas possible de tout présenter, et l’échantillon photographique proposé ne peut pas montrer toutes ces richesses.






La visite qui vous est proposée est forcément incomplète : il y a des manques, et, que ceux qui se croiraient oubliés ne m’en veuillent pas : il fallait faire des choix, mes choix, sans doute pas toujours les meilleurs.


Je crois que toute l’association s’est réjouie de ce succès et ne peut que remercier tous ceux
qui ont fait la qualité de cette manifestation. A quand la prochaine ? Cela reste à discuter : 2012, 2013 ? Affaire à suivre.






Maintenant que les foy
ers sont éteints, la vapeur retombée et les machines refroidies, il faut dresser le bilan, réfléchir et préparer l’avenir.







Merci à tous ceux qui ont œuvré pour la réussite de ces journées modélistes :












la commune de Saint-Avertin, sans laquelle rien n'aurait pu se faire, la Nouvelle République, France Bleu Touraine, tous ceux qui ont parrainé (commerçants, artisans, entreprises) cette fête,…,

et bien sûr les divers participants et les visiteurs.










Me voilà à enrailler un TGV...