lundi 25 juin 2012

Au salon du Ripault, 2012


L'exposition de Saint-Avertin est à peine terminée qu'il nous faut réinstaller les modules dans notre salle réservée au N pour cette semaine du salon du Ripault à Monts. Voici quelques vues, dont une photo de la gare terminus toujours oubliée, et deux vidéos.


Le message suivant est le compte rendu de l'exposition de Saint-Avertin des 2 et 3 juin 2012; il précède celui qui raconte toute la réalisation du viaduc de Besnault, dit de la Manse.

mardi 12 juin 2012

Exposition 2012 à saint-Avertin

Préparation de salle

pause casse-croûte

AMFC, la Mine de Délirium (H0)


La troisième exposition modéliste ferroviaire à Saint-Avertin, des 2 et 3 juin 2012, ne laisse maintenant que des souvenirs. 

Les 1200m² mis à notre disposition sont complètement occupés par des réseaux et des boursiers, plusieurs de ces derniers devant être installés dans le couloir.

Les photos jointes n’ont pas d’ordre particulier et relèvent de la visite désordonnée du photographe. Plus de trente photos agrémentent ce texte, mais ne peuvent pas tout décrire ; que les oubliés me pardonnent. 


Ferrovienne Modélisme (H0)

CMF Haut Forez (N)
Informatisation en H0



La première montre des membres du club en train de poser de la moquette sur le sol fragile de la salle de tennis de table. C’est un moment peu agréable du vendredi matin 1er juin où, dès 8h il faut vider les deux salles : pour la première citée, ôter les nombreuses tables de ping-pong et leurs barrières, ainsi que les gradins des spectateurs, avant d’étaler la moquette.
ATV37: le dépôt (H0)
ATV37, large vue (H0)
ATV37: Rocamadour en H0
Voilà du Play-Mobil!
"Modules-Juniors", Loïc (H0)





Dans la salle de tir à l’arc, il faut en particulier sortir les lourdes et grandes cibles qui sont heureusement sur roulettes. 

Quand cela est fait, nous devons encore marquer au sol l’emplacement de chacun, disposer 90 tables et une centaine de chaises ! Dans le même temps, et déjà la veille, deux camionnettes louées servent aux transports de nos réseaux, de tables, moquettes et autres accessoires.
Visite avec le Maire

Grande coulisse en N (Dubray)


Curiosité en N
Une bonne pause casse-croûte s’impose à midi. Puis, dès 15h, alors que nous commençons déjà à monter nos deux réseaux (H0 et N), les premiers participants arrivent. L’installation se fait jusqu’à 22h. Au fur et à mesure, nous découvrons tous les réseaux, des échelles allant du Z au 0, avec de superbes machines à vapeur à grande échelle.
CF Ozoir La Ferrière (H0m)

Dès 8h, le samedi matin, les salles sont ouvertes pour recevoir les derniers arrivants et achever les installations et réglages. 
10h, la fête commence…

Le samedi est une chaude journée achevée dans la soirée par un bel orage qui éclate à la fin du buffet auquel participent la plupart des modélistes et quelques boursiers.
CMFM Le Mans (H0)
AMFC C.Pitault (H0

Un vernissage, prévu vers midi, permet d’accueillir des personnalités, dont le Maire, de leur faire parcourir et découvrir l’exposition. Ils apprécient la qualité des prestations proposées par les uns et les autres, remarquent le stand des « modules juniors », montrant bien que même les jeunes ont accès à ce loisir.
le 0 tin plate de l'AMFA
réalisations en N de J.Cantaloube

La fréquentation de l’exposition n’est que moyenne. La faute en est qu’à cette date beaucoup de grandes manifestations sont proposées sur l’agglomération tourangelle, voire à Saint-Avertin, que c’est aussi un dimanche de fête des mères, et non pas des… pères ! Et puis aussi la difficulté à obtenir une place, comme en 2008 et 2010, dans les médias télévisuelles ou radiophoniques.
stand FFMF


La presse écrite locale a bien passé quelques petits encarts, mais pas forcément le bon jour ni à la page annonçant les activités du week-end. Pourtant, suite à la venue du rédacteur en chef le samedi, un grand article paraît dans le journal du dimanche. Il faut pour l’avenir obtenir une date plus favorable (fin avril comme en 2010), et trouver à réussir une bonne communication, sachant que nous ne sommes pas maîtres des médias.
CF le Creusot (N)


O. Chevallier: matériel et autorails
MKSBB (N)
Les échos des visiteurs sont globalement positifs ; ils apprécient la qualité des prestations et le travail que cela représente pour tous.
Atelier caténaire en N
ATV37: gare de Tourbe (N)
Et voilà qu'arrive 18h le dimanche 3 juin ; c’est l’heure de tout démonter et ranger. Les participants sont partis avant 22h.

Nous revenons le lundi matin pour achever de retirer des tables, la moquette, les réseaux, bref, remettre en état les salles. Puis c’est le retour au club, où il faut à nouveau tout ranger ou réinstaller en vue de la semaine du salon du Ripault à Monts… 
Aiguilles maison pour le gril d'entrée de gare (N)


ATV37: viaduc de Besnault (N)



CMF Bas-Berry (S, 1/62)
AMFI: du N et du Z ensemble!
Ainsi s’achève l’exposition 2012.
A bientôt l’exposition 2014.

Note: cliquez sur une image pour l'agrandir!

mercredi 27 avril 2011

Prochaine exposition !

Ca y est! nous savons quand notre club "A Toute Vapeur 37" pourra organiser sa

troisième exposition
de modélisme ferroviaire
à Saint-Avertin

(31 rue Frédéric Joliot-Curie), avec bourse d'échanges et artisans:

les samedi 2 et dimanche 3 juin 2012.

Reste maintenant pour nous à réunir les clubs qui voudront bien participer à ces journées de modélisme.
Un contact: atoutevapeur37@orange.fr .

Nous affichons complet ! Avec plus de 20 réseaux, des boursiers, artisans et fabricants, nous ne pouvons pas recevoir de nouveaux participants. Par contre, nous serons ravis d'avoir leur visite. S'ils le souhaitent, ils peuvent envoyer un message en vue de l'exposition de 2014, pour laquelle un dossier est déjà ouvert...

Evidemment, le viaduc de Besnault, dont la construction est décrite ci-après, sera présent dans l'exposition parmi les modules "N" de notre association.

Le viaduc de Besnault, ou viaduc de la Manse.


Près de Sainte-Maure-de-Touraine, la pittoresque vallée de Courtineau, du nom du ruisseau qui se jette dans la Manse quelques kilomètres plus loin, encaissée et bordée tout au long de nombreuses habitations troglodytiques, souvent encore habitées, nous emmène vers Saint-Epain, village remarquable comme Crissay sur Manse, un peu plus loin, classé parmi les plus beaux villages de France.

Et là, juste à un petit carrefour, un regard à droite nous offre la vue du magnifique viaduc qui barre la vallée de la Manse, sous lequel passe la route menant à Saint-Epain.

Ce viaduc ferroviaire dresse ses quinze arches pour porter la voie ferrée à environ 34m au-dessus de la vallée; voie ferrée à double voie qui relie Tours à Bordeaux et est aujourd'hui empruntée aussi par les TGV.Depuis que je l'ai découvert, j'avais envie de la réaliser en maquette. Aujourd'hui, la chose est en cours!
Et, pour donner un avant-goût de ce qui suit, voici l'état de la maquette début octobre, 6 mois après le début des travaux. Il lui manque seulement la caténaire! Je vous laisse découvrir tout le travail nécessité par cette réalisation au 1/160e...
Attention: cliquer au bas de page sur "messages plus anciens" pour lire la suite, car il y a 19 chapitres!

J'ai enfin eu la chance qu'un ami modéliste et cheminot puisse me transmettre une photocopie du plan général et en élévation du viaduc, détaillé et comportant les diverses dimensions. Ajoutons que l'ouvrage se situant à une trentaine de kilomètres de mon domicile, il m'est facile de lui rendre visite, d'autant que son accès dans la vallée est libre, et sa vue dégagée par les travaux récents de débroussaillage et déboisement de chaque côté sur une quinzaine de mètres, je ne pouvais rêver mieux!

Le hasard veut que ce viaduc, qui doit son nom au lieudit qu'il domine, Besnault, fut inauguré par Napoléon III le 15 octobre 1852! Conçu par Jules Potier de la Morandière, il fêtera cette année ses 160 ans. Et ce hasard veut que mon échelle de prédilection soit le 1/160e... Il me faut donc avoir terminé ma maquette pour octobre 2011. Et comme mon objectif était plutôt l'exposition organisée les 2 et 3 juin 2012, je prenais mon temps, jusqu'à ce que je découvre cette coïncidence!

Mais passons aux choses sérieuses. Ce viaduc de 303m de long mesurera 1894mm à l'échelle du 1/160e! Impressionnant. Là commencent les réflexions et se mesure l'ampleur du défi.Ainsi ai-je pensé qu'il serait intéressant de raconter dans ce blog l'évolution de la construction. Il y aura un nombre important de chapitres, s'écrivant au fur et à mesure de l'avancement des travaux. Si je respecte le fonctionnement calendaire du blog, on commencera par la fin! Alors, je vais tricher sur les dates de mise en ligne pour proposer les différentes phases dans l'ordre de réalisation...

mardi 26 avril 2011

Le viaduc de la Manse - 2

Mon premier travail a consisté à mettre à l'échelle du 1/160e les éléments essentiels du viaduc.



Il en résulte les dessins ci-contre.

On constate que du pied du viaduc au dessus des rails, il y a une hauteur de 208mm, pour une hauteur totale de 213mm. Le niveau de l'eau est environ 10mm plus bas.

Les quinze arches, de plein cintre, ont un rayon de 47mm.

Les 14 piles s'élèvent sur 147mm, mesurant à la base 33mm de large pour 90 de profondeur. En haut, nous sommes à 23 et 74mm. La base, entre deux piles, tient presque dans un carré : 84mm x 90.

Toutes les pierres d'angle sont d'une hauteur de 40cm -c'est impressionnant quand on y est- soit 2,5mm à l'échelle N.

Comment vais-je réaliser ce viaduc quand même immense? Je rappelle qu'à l'échelle, il mesure 1894mm de long, soit presque 2m. Je décide que la maquette sera constituée de deux modules de 1200mm de long, larges de 450, soit 50 de plus que les normes de base de l'AFAN pour que le viaduc ne soit pas trop près du bord. L'arche n°8 sera donc amovible pour relier les deux modules qui devront être parfaitement dressés.

Je vais réutiliser "ma" méthode déjà mise en pratique lorsque je construisis le pont de Montlouis, à savoir le moulage en plâtre. Je considère qu'il y a quatre ensembles différents à réaliser:

- les 14 piles,

- les 15 arches,

- les deux culées,
- les parapets.

Pour les piles, les arches et les parapets, je vais devoir travailler et graver des blocs de plâtre pour obtenir des modèles maîtres et fabriquer des moules en silicone.

Les deux culées seront directement taillées et gravées dans des blocs de plâtre.

Les grands travaux commencent dès l'étape 3.


Le viaduc de la Manse - 3




Le modèle maître pour les piles.



On entre dans le vif du sujet...

Un bloc de plâtre est coulé (j'ai fait une erreur en le mesurant deux fois trop large : je dois scier).

La pièce est prête pour sa mise en forme.

Des mesures sont tracées, et il faut commencer à tailler. Une vieille scie à onglets (d'autres fois une lame de scie à métaux) prépare les surfaces à réduire.

J'utilise ensuite une râpe à bois demi-ronde ou plate. Régulièrement, il faut passer la brosse à dents ou un pinceau large pour enlever le plâtre. On est dans une phase plutôt salissante. Il faut garder l'aspirateur à portée de main.

On finit au papier de verre.

Vient le temps de la gravure: d'abord recompter le nombre de lignes de pierres, voir l'agencement de l'appareillage, et puis tracer avant de commencer à graver.

Pour cela j'utilise le dos de la lame de ce cutter pour ne pas trop creuser, car, en vérité, les jointoiements arasent les pierres. Mais si l'on veut donner un effet de maçonnerie, il faut bien marquer un peu le plâtre. D'abord, les lignes horizontales en s'appuyant sur le réglet, puis à main levée, les joints verticaux.Ce travail de patience est récompensé par un bel aspect de la pièce ainsi qu'on le voit à l'étape suivante.

Le viaduc de la Manse - 4

Fabrication du moule pour les piles.





Voilà le modèle maître présenté. Les petits défauts du plâtre sont gardés, comme pour marquer une forme de vieillissement de la pierre, même si en réalité, on s'aperçoit sur site que le viaduc est fort bien entretenu.

Derrière cette pile modèle on aperçoit comme un étui, réalisé en contreplaqué, pour contenir le silicone qui sera versé. Afin qu'il ne colle pas au bois et en devienne inséparable, je tapisse soigneusement l'intérieur de cet étui avec du papier collant marron (celui servant aux emballages). Cette procédure sera suivie pour la préparation de tous les moules. Il faut d'ailleurs toujours bien préparer ces pièces, parce que le silicone, même visqueux, s'infiltre partout comme le ferait de l'eau, d'où quelques débordements de maladroit...

Le modèle maître est placé dans l'étui (il n'est pas besoin de faire un moule très épais, quelques millimètres suffisent), le tout bien calé sur un carton recouvert de collant double-face pour maintenir les pièces. Mais ce ne sera pas suffisant, et je devrai colmater avec de la pâte à modeler.

Enfin, le silicone est préparé en respectant bien les proportions nécessaires au catalyseur. Puis il est versé dans l'espace du moule.Après quelques heures, tout peut être démoulé. Une face de l'étui est amovible pour aider à la sortie du moule en silicone puis du modèle maître.L'étui est à préserver: il sera précieux dans le coulage des piles pour maintenir le moule en silicone.

Et voilà, c'est parti pour couler quatorze piles en plâtre. Ce n'est pas si simple comme on le verra à l'étape suivante.

Le viaduc de la Manse - 5

Coulage des 14 piles.

En fait, j'en coulerai 17, parce que cela ne se fait pas en versant simplement du plâtre.
D'abord, le moule en silicone sera utilisé tête en bas, pour que les décrochages de la maçonnerie soient bien chargés.

Ensuite la base de l'étui sera soigneusement fermée avec un morceau de carton ou de contreplaqué aussi couvert de collant marron. Puis le moule est glissé dans cet étui. Etui bien fermé, sinon on risque d'obtenir une pile un peu ventrue (voir celle de droite non numérotée sur la photo et non utilisée).
Enfin, le plâtre est préparé, liquide. Et il ne suffit pas de le verser dans le moule et de secouer pour éliminer les bulles, parce qu'alors la gravure des pierres est mangée par des bulles d'air. La solution adoptée est la suivante: verser un peu de plâtre liquide dans le moule et, avec un pinceau rond, tartiner partout ce plâtre dans le moule, très soigneusement. Alors seulement, en deux ou trois fois, on achève de remplir le moule en chassant les bulles avec ce pinceau.

Lorsque le plâtre a durci, on démoule: l'élasticité du silicone permet de le faire sans trop de difficulté. A noter que le silicone reste propre.
Il n'y a plus qu'à recommencer l'opération autant de fois que nécessaire...Reste maintenant à araser la base et le haut de chaque pile. J'ai préparé un gabarit simple pour cela. Les piles seront numérotées pour recevoir les arches, qui seront aussi numérotées et qui leur iront bien.

Il faut maintenant s'occuper des arches!

Le viaduc de la Manse - 6


Réalisation des arches.

Il en faut 15...

La méthode employée est semblable à celle des piles.

En premier lieu, il faut étudier la forme; la vue de dessus visible sur le premier dessin de la première étape de cette réalisation du viaduc, nous indique le choix fait: partager en biais l'arrivée des arches sur les piles pour avoir une assise suffisante des deux côtés, et non pas seulement 3mm d'un côté, avec le joint sur un angle rentrant. Il faut aussi prévoir un sens, parce que même si les plâtres ont l'air symétriques, les extrémités ne le sont pas réellement: donc il faut les repérer par un signe (triangle creusé à une extrémité du rectangle simulant le tablier lors du moulage des arches, de façon à les installer tête-bêche). Le moule sera modifié pour les arches 1 et 15 dont une extrémité se terminera à angle droit pour venir s'appuyer sur l'épaulement des culées (dernière photo).

L'épaisseur de l'arche en son sommet doit être maximale pour ne pas risquer de la fragiliser, parce qu'il faudra prévoir un plan de roulement en contreplaqué de 3mm pour assurer la bonne planéité du tablier recevant les voies ainsi que l'épaisseur de celles-ci. Si cet espace ne peut être prévu sur le modèle maître, il faudra y penser lors de la réalisation des 15 arches (c'est la pièce rectangulaire scotchée de marron que l'on voit sur la quatrième photo). Donc, coulons un bloc de plâtre assez proche de l'allure des arches en utilisant une forme en carton. Lorsqu'elle est démoulée, cette pièce est travaillée à la scie, à la râpe, au papier de verre, au cutter. Il faut ensuite graver les pierres au lignes mesurées et gravées au réglet et au cutter (lame utililsée à l'envers), et voilà le modèle maître réalisé (2e photo).





Comme pour les piles, un étui en contreplaqué est préparé, la voûte restant en carton, marouflé soigneusement de scotch marron. Le modèle maître est retourné et fixé avec du double face sur une planchette, l'étui venant coiffer le tout (3e photo). On s'assure au mieux de l'étanchéité de l'ensemble avant de verser le silicone...



Quelques heures après, le moule est sorti et prêt pour couler les arches. Ce qui se fait, avec la même attention que pour les piles. Vient s'ajouter dès le plâtre versé, par pression, le rectangle cité plus haut. 13 arches sont ainsi faites.





Le moule est légèrement modifié avec une entretoise cartonnée pour faire les arches 1 et 15 dont il fut parlé plus haut (dernière photo).





Je vais pouvoir m'occuper des deux culées.