vendredi 2 mai 2014

Modelleisenbahn Wunderland, Hamburg

Le dimanche 6 avril nous prenons l'avion à Bâle-Mulhouse à destination de Hambourg! Arrivés là-bas après un vol d'une heure et quart, le S-Bahn S1 nous conduit à la gare centrale de Hamburg, près de laquelle nous trouvons notre hôtel. Nous profitons de la fin d'après-midi pour visiter un peu la ville en allant jusqu'au superbe Rathaus...
le Rathaus tout en briques
Hauptbahnhof Hamburg
Modelleisenbahn Wunderland
Lundi matin; après un copieux petit déjeuner nous empruntons le métro pour aller au but premier du voyage : le "Miniatur Wunderland". Un peu de marche dans cette ancienne zone portuaire avec des docks tout en briques, hauts de nombreux étages, nous amène à l'entrée du Wunderland. Nous montons au deuxième étage pour trouver l'accueil du lieu où il y a déjà foule. Comme nous ne sommes pas un groupe -même si être à deux est déjà un début!- nous sommes invités à patienter vingt minutes avant de pénétrer dans le Wunderland!.
le réseau suisse
La visite commence en montant au troisième étage. Nous voyons des vitrines contenant des dioramas très divers et très détaillés, avant-goût de ce qui nous attend: richesse et précision des décors, multitude déjà impressionnante de figurines. Puis nous découvrons déjà l'atelier d'entretien et réparation des véhicules de toute espèce: locomotives, autos, bateaux,... Je dois quand même préciser que tout est à l'échelle HO.
le château brûle







Nous entrons dans un premier univers: la Suisse et ses montagnes, si hautes qu'elles vont au plafond du quatrième étage!! C'est magnifique de décors, avec des trains à tous les niveaux. Déjà on a droit à la tombée de la nuit, qui revient périodiquement, et spectacle magnifique : des lumières partout, les maisons, les rues, les voitures, les trains,... c'est déjà un éblouissement. On n'a pas assez d'yeux pour tout voir.
L'escalier nous conduit au quatrième étage pour le réseau représentant la Bavière, on reste dans l'émerveillement.
Voilà l'aéroport qui retient longuement tous les visiteurs. En effet, l'animation est superbe, non seulement les avions, les voitures bus et camions roulent sur le tarmac, mais au fond la piste s'anime par l'atterrissage d'avions, puis le décollage d'appareils qui disparaissent derrière un rideau dans le bruit des réacteurs! Difficile de quitter ce lieu magique.
au feu, les pompiers!
centre de contrôle
le philharmonque s'ouvre, le chef et son orchestre bougent
l'Amérique...
canyon
cargo
Nous changeons de salle et gagnons le paysage suivant: l'Autriche. Bien sûr, si des rames parcourent les différents réseaux, selon le site, les trains sont d'abord ceux du pays présenté. Puis nous sommes dans la salle de l'Allemagne où roulent de nombreux trains, dont l'ICE. D'immenses gares sont installées. Par endroits, on peut voir, par des vitres placées spécialement, les garages cachés. Et partout une multitude d'animations, dont beaucoup mises en oeuvre par les visiteurs en appuyant sur un bouton.
La circulation des véhicules routiers est remarquable, avec clignotants, feux stop, respect des feux : étonnant!
Scandinavie
On passe à côté de la salle de contrôle, avec plusieurs techniciens aux claviers, devant deux ou trois dizaines d'écrans, dont ceux montrant les images de caméras embarquées.
Voilà l'Amérique et ses canyons, ses longs trains, ses machines en double traction, la navette spatiale qui décolle, la nuit tombe, alors les néons brillent partout, c'est l'Amérique du jeu...
Bien entendu, Hambourg est représentée, avec ses deux grandes gares, sa ville, son port. On reste admiratif devant cette magie où les trains ne sont qu'un élément de cette gigantesque présentation. Et puis, il y a les milliers de personnages, en fait plus de 200000, autant d'arbres, encore plus de lumières!

Hamburg : la brique et le moderne
Il manquait la navigation : la voilà, avec un cargo qui navigue dans un grand bassin terminé par un port. Enfin, on arrive en Scandinavie, pays de neige et de froid où roulent encore des trains. Il y a là un peu moins de monde, parce que les gens sont certainement un peu fatigués! Pourtant, à midi nous avons profité du self-service pour manger et nous détendre un peu. Et tout ça pour environ 1500m² de réseaux denses et autant de mètres de voies, une multitude de signaux et d'aiguillages. On note que les prochains réseaux représenteront l'Italie, puis la France.
 Nous quittons le lieu vers 16h, un peu fatigués mais ravis. Plus tard, je me dirai qu'après cette première visite de découverte, il faudrait revenir pour entrer dans le détail...
Neuf-Brisach: citadelle de Vauban
Après quelques jours à Hambourg, l'avion nous ramène au point de départ... Ce fut un beau voyage!

Pour agrandir les photos, cliquez dessus.
Ce ne sont que quelques photos sur les 250 ramenées...

Le train à crémaillère.

La montagne en exposition à Saint-Avertin
La maquette du projet









Lorsque je propose en 2012 de créer un module qui sort de l'ordinaire en utilisant une voie à crémaillère, toute l'équipe est d'accord, surtout que j'apporte une maquette comme base de réflexion.
Le ruban levé par Michel et Jacques R
Ce doit être un module s'intégrant à un réseau modulaire, donc comportant deux voies de passage pour se raccorder à l'ensemble. Il faut aussi qu'il puisse passer par la porte : si sa longueur est de 1,20m, sa largeur ne peut pas dépasser 0,90m. Il ne doit pas non plus descendre en dessous du rayon minimal de 19cm, avec une pente limitée à environ 15%. Un plan à l'échelle 1/2 est réalisé : il permet de connaître les rayons et de préparer les pièces.
Installation de la rampe
Chacun des "N'istes" trouve sa place : si Jacques D est à la création des bâtiments, Martial plutôt aux aspects techniques et d'automatisme, Michel A et Jacques R sont davantage avec moi à la construction du module; mais ça, c'est vraiment une image très simplificatrice.
le pont est en carton gravé.
Le plan de roulement est constitué d'une bande de contreplaqué de 5mm large de 4cm, sur laquelle une bande de liège de 2mm d'épaisseur est collée. Ce plan dont la pente est limitée est soutenu par des étais en polystyrène collé. La gare supérieure est placée à 60cm au-dessus du niveau 0.
Le voie est posée et collée sur ce plan.
Toute la voie est posée : essais de roulement.
La voie, comme la locomotive, est de marque Fleischmann, la seule à proposer ce type de matériel. 7 mètres de voie flexible avec crémaillère sont achetés en plusieurs enchères sur Ebay Allemagne. La machine vient d'une bourse à Stuttgart...
Le module est plâtré.
La pose de la voie demande de la rigueur, ne serait-ce que pour la continuité de la crémaillère, surtout avec la voie flexible et exige des réglages.  Les essais de circulation avec une autre machine à crémaillère permettent de finaliser cette bonne pose, car l'engrenage d'entraînement peut empêcher une bonne prise de courant par les rails par un défaut de niveau; ils nous montrent aussi la nécessité de rails propres plus difficiles à nettoyer avec la crémaillère au milieu! Le ballast est collé.
L'arrière reste ouvert : besoins techniques.
A ce stade, nous abordons le côté habillage, sachant que l'arrière restera accessible au moins pour la voie qui traverse la montagne. Nous utilisons de la toile de jute, découpée, agrafée, collée, pour donner un premier aspect à notre montagne aux flans bien raides! C'est un peu le défaut de cette construction sur petite surface, mais à terme, cela s'acceptera très bien. (j'ai malheureusement oublié de faire des photos pour cet épisode). Quelques morceaux de polystyrène glissés dessous viennent corriger la forme de la toile.
Mise en couleur faite
Maintenant il faut plâtrer, sans abuser pour ne pas trop alourdir cette masse importante. Il faut penser rochers, falaises, sens de la roche, plâtrer, gratter, enlever, rajouter... C'est tout un aspect esthétique en pensant à ce que l'on veut obtenir comme effet. Le résultat semble à la hauteur.
Autre stade important : la mise en couleur; elle se fait sans précipitation, avec des couleurs très liquides, à base de mélanges qui évoluent avec la mise en peinture (jaune, rouge, bleu, blanc, noir), et l'utilisation d'une éponge pour laver, tout en pensant que cela s'éclaircit en séchant.
Fabrication des poteaux de caténaires.
observatoire de Jacques D
Je soude la caténaire au support.







Je fabrique une cinquantaine de poteaux en tubes laiton (diamètre 2mm) que nous plantons à des distances variables du fait des courbes : le fil conducteur ne doit pas s'écarter de plus de 2mm de l'axe de la voie. Puis je soude la caténaire constituée d'une corde de clavecin de diamètre 0,27mm qu'on peut acheter au mètre chez un marchand d'instruments de musique.Nous prenons plaisir à faire des essais de circulation de la locomotive pantographe levé : ça marche! mais prudemment, en exposition nous le laisserons baissé, d'autant que la caténaire est factice.
La gare de départ en bas
Essai avec pantographe levé.



Le train arrive en haut.


Il reste à engazonner le module, planter les nombreux sapins réalisés par Jacques D, quelques arbres que Roland nous a préparé, apporter des personnages pour apporter un peu de vie.
Cependant, si le module est prêt pour l'exposition d'avril, nous savons qu'il y a encore du travail à faire dessus pour compléter le décor...
On arbore...





Et il faudra bien donner un nom à cette montagne surmontée de l'observatoire construit par Jacques D.

dimanche 2 mars 2014

Exposition 2014.

La préparation de la 4e exposition de modélisme ferroviaire, organisée par l'association "A Toute Vapeur 37" est sur les rails!
.
Elle est fixée aux
samedi 26 avril 2014, de 10h à 19h,
dimanche 27 avril, de 10h à 18h.
L'installation des participants se fera le vendredi 25 dès 15h.
Toujours à SAINT-AVERTIN (37550)
au 31 rue Frédéric Joliot-Curie
au Centre Sportif Henri Depierre* (aux Aubuis)
sur 1200m².
On accueillera plus de vingt réseaux avec une grande diversité d'échelles.
N'oublions pas la bourse d'échanges, avec commerçants et artisans (environ 100m de tables!).

Il y a assez, voire trop de réseaux inscrits, il a malheureusement fallu en refuser : on affiche complet !! 
Mais nous comptons bien sur votre visite !

Contact : atoutevapeur37@orange.fr/

* Nouvelle appellation  du Centre Sportif des Aubuis (toujours dans le quartier des Aubuis - Jean Perrin)

vendredi 20 décembre 2013

STUTTGART 2013 : 8e CONVENTION EUROPEENNE de l'échelle N.

A force d'être tenté, j'ai répondu à l'invitation de Jean-Luc et Luc : je vais à Stuttgart pour participer à l'immense démonstration des amateurs de modèles réduits à l'échelle N, pour 4 jours d'exposition!

Jean-Luc et Luc au montage
Les deux modules de mon viaduc de Besnault sont bien serrés dans le Transporter Volkswagen de Jean-Luc Dubray, plein comme un oeuf! Le départ est fixé au mardi 19 novembre à 23h30, heure à laquelle ils viennent me prendre pour une longue route de nuit. Le mauvais temps est de la partie, avec de la neige du côté de Beaune. A sept heures du matin, nous stoppons dans un village du côté de Mulhouse, chez un ami où nous attend Jean-Philippe Rausch, parisien chargé d'un module d'angle, pour le petit déjeuner.
Nous reprenons la route une bonne heure plus tard pour arriver à Stuttgart vers 12h30, après 900km parcourus, sur le lieu de l'exposition, près de l'aéroport.
 modules des Dubray, du viaduc, l'angle de Jean-Philippe et  d'André.
 Plusieurs halls modernes et immenses d'exposition  sont côte à côte. Les formalités remplies, nous entrons dans le hall 3 avec notre véhicule pour décharger.
Là, André Pinat est déjà arrivé et s'impatiente un peu car ses modules sont les derniers à être installés.
Une petite soupe chaude bien copieuse nous est servie avant de nous mettre au travail. Il faudra l'après-midi pour monter notre ensemble, au milieu des dizaines de modules des autres participants.

TGV double sur le viaduc !
De nombreux clubs représentent une dizaine de pays : Finlande, Autriche, Australie, Danemark, Canada,  Angleterre, Italie, Suisse, Espagne, Allemagne et bien sûr France. Nous sommes installés sous la bannière de l'AFAN !

sur le réseau des Dubray
Tous les modules reliés occupent un rectangle d'environ 50m sur 25m !!! Au centre, pour permettre aux spectateurs d'entrer dans ce labyrinthe, il y a deux tours d'environ 2,5m de haut, reliées entre elles par le haut, distantes d'un bon 2m. Elles contiennent chacune une longue, longue rampe hélicoïdale à double voie pour que les trains passent d'un côté à l'autre! Formidable. Ailleurs, pour permettre aux gens de sortir s'il en est besoin, un module se transforme en issue de secours!
Donc, tout est installé et les trains peuvent désormais rouler...
La procession bretonne d'André


Le soir venu, bien fatigués, nous sommes conduits à notre lieu d'hébergement, dans un ancien moulin de filature transformé en gîte, à une trentaine de kilomètres de l'exposition. Les lits sont distribués et nous entrons vite dans un sommeil bien mérité.

les 2 tours à rampe hélicoïdale à double voie
Jeudi 21 novembre, 8h : un copieux petit déjeuner nous attend, préparé par nos aimables hôtes et Wolfgang Kurz qui est notre guide pendant toute l'exposition. Un Wolgang fort sympathique et dévoué, conducteur de trains (les vrais!), qui parle français. Nous retrouvons le hall d'exposition vers 9h; nombreux sont les exposants déjà présents; nous saurons qu'il y a 260 participants! Chacun s'affaire pour s'assurer que tout fonctionne.

10h: l'exposition est ouverte. Très vite, une foule de visiteurs remplit l'espace; c'est une surprise de voir tout ce monde arriver. La foule est présente chaque jour, sans discontinuer, avec davantage de familles le dimanche; mais à partir de 16h on voit baisser le nombre de visiteurs : les allemands rentrent chez eux pour le dîner. Les gens sont aimables, curieux, admiratifs, interrogent souvent sur ce qui leur est présenté.
Gigantesque ville avec immense gare avec son dépôt
L'échangeur de Wolgang
Ils peuvent aussi aller aux stands des fabricants acheter locomotives, voitures et wagons; mais il y a encore quelques stands de bourse d'occasions. Evidemment les exposants en profitent également pour faire leurs emplettes.

Immense dépôt avec 3 rotondes!
Le très beau module italien.
Et les trains roulent toute la journée : ils parcourent tout le réseau, reviennent longtemps après à leur point départ; personne ne perd de train ou de wagon; la convivialité, l'amabilité font de cette manifestation une véritable fête entre participants.
Jeudi soir est le moment où tout le monde se retrouve pour partager un buffet approvisionné par tous, l'occasion de goûter aux spécialités les plus diverses, dans la joie, la bonne humeur, les rires...

magnifique fond de décor du module finlandais
Vendredi 22 novembre : deuxième jour d'exposition. Chacun trouve le temps d'aller voir tout ce qui est proposé à notre regard comme à celui des visiteurs toujours aussi nombreux. De superbes modules nous retiennent, permettent de voir des idées, des techniques, de dialoguer aussi bien que possible avec les modélistes de partout. Mais il faudra revenir les jours suivants pour finir de peut-être tout voir!
module allemand très apprécié
Retour au moulin le vendredi soir où nous sommes invités pour le dîner offert par nos hôtes : une bonne choucroute à l'allemande nous attend et nous fait du bien. Reste à passer une bonne nuit...

Samedi 23 novembre : un concours est organisé, à savoir que chaque club retient un module à juger. Il y en a 50, dont mon viaduc, la procession bretonne d'André et le château de Saumur pour Jean-Luc et Luc. Chaque exposant choisit et relève le numéro de 5 modules à son goût et rend sa copie... Le choix n'est pas  facile parce que la plupart des modules en compétition, très divers, sont de fort belle facture.
Les visiteurs font eux aussi leur choix pour un module qu'ils remarquent durant les quatre jours d'exposition pour le prix du public; mais ce choix qui est souvent un coup de coeur n'en reste pas moins difficile.
Et le soir, tous les participants, environ 260, se retrouvent dans un restaurant où nous est servi un repas. Vient l'heure du verdict, celle des gagnants; je fais partie des cinq primés. Et puis, au bout du compte, je gagne un TGV japonais, les sept éléments du "Shinkansen" dit bec de canard.
La coulisse des amis Dubray pour stocker les rames
Je ne suis pas venu pour rien!
rame de 40 à 50 wagons...
Dimanche 24 novembre : la fatigue se fait un peu sentir, mais c'est avec plaisir que nous reprenons le cours du jeu et lançons nos rames à travers l'immense réseau, avec toujours autant de visiteurs.
Cette manifestation, la huitième, est une réussite par son contenu, son ambiance, le plaisir qui se lit aussi sur le visage des visiteurs, grands et petits. Nous avons aussi le plaisir de rencontrer quelques français.
soirée conviviale jeudi soir
Vient l'heure de la remise du prix du public qui voit André obtenir la seconde place pour sa jolie procession bretonne.
notre hôtesse nous sert une choucroute le vendredi soir.
La journée passe vite, et je suis content de voir arriver 18h... La fête est finie, mais un nouveau travail commence : il faut tout démonter et ranger avec soin pour que tout rentre à nouveau dans les voitures.
Cependant, nous préférons passer une nuit de plus dans notre moulin pour repartir plus frais. Wolfgang nous emmène dans un petit restaurant de sa connaissance pour un dernier repas, où il avait réservé une table; nous étions seuls et la patronne n'a pas fait traîner les plats!
Wolgang soigne Jean-Luc 
Lundi matin 25 novembre, c'est le moment des au revoir et de nos remerciements à nos hôtes, et plus particulièrement à Wolfgang.
900km nous attendent, qui prendront la journée pour que j'arrive vers 20h à la maison. Jean-Luc et Luc ont un bonne vingtaine de kilomètres encore à faire pour regagner la leur. Je les remercie encore de m'avoir emmené.
Voilà la fin d'une belle semaine bien remplie... Prêt à recommencer ? Peut-être...
Moi, Jean-Philippe, M."Kato", André et Monique et bien sûr le "Shinkansen"!